De nulle part


Le paysage politique français est effectivement bouleversé. Les Français ont élu Emmanuel Macron en mai et lui ont donné, en juin, une confortable majorité à l’Assemblée Nationale, au détriment des partis traditionnels, les extrêmes réalisant aussi une percée. Quand il est question des partis traditionnels, on parle du PS et de LR qui, de tout temps, ont représenté deux courants opposés, même si au pouvoir, ils ont, notamment ces vingt dernières années, appliqué des politiques assez semblables. Chacun s’évertuant cependant à faire d’une loi symbolique, un marqueur de leur passage. Cela s’est rarement avéré être une bonne loi, notamment pour l’économie.


PS et PR vaincus assez nettement se trouvent donc en pleine décomposition, mais eux diront en recomposition. On en oublie que la France reste partagée entre deux grandes idéologies : la gauche qui est restée très socialiste bien qu’ayant enfin admis l’économie de marché, et la droite démocrate libérale, elle, attachée à un certain conservatisme sur le plan des mœurs, de la gestion budgétaire et des pouvoirs régaliens. Ainsi, hors mis les sautes d’humeur qui  conduisent certains électeurs à se perdre pendant quelques années vers les extrêmes gauche ou droite, rappelant le populisme, une masse importante d’électeurs est PS ou LR. Rarement militante sans doute mais attachée aux valeurs que ces deux partis représentent, elle représente un volume de votants assez considérable, privée de guides.

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Rien ne changera


Malgré les cris de victoire du Pouvoir et les espoirs qu’ils soulevaient chez les libéraux, mes deux derniers billets émettaient des doutes sur la volonté du gouvernement de véritablement réformer la France. Beaucoup d’affichage sans doute, mais peu d’entrain dans la mise en œuvre.


Les grandes lignes du budget de 2018 ont montré que l’intérêt porté aux entreprises était réel, et il a été enrichi d’une réforme du Code du travail allant également dans ce sens, grâce à la ministre du travail. Il fallait répondre aux concessions faites au patronat, par un plan d’amélioration des conditions de vie des plus modestes et des plus précaires. Il semblait dans un premier temps que les choses s’équilibraient. Mais c’était sans compter sur le pouvoir des médias qui décidément ne pensent qu’à une chose : dresser les Français les uns contre les autres. Faire monter la pression est leur spécialité. A force de dire que le plan Macron avait été fait pour les riches, la greffe a parfaitement pris et aujourd’hui, c’est évident pour tous les Français, ce sont les riches qui ont été avantagés.

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Petite, très petite politique


On allait voir ce que l’on allait voir ! Les décisions de l’été n’étaient que des amuse gueules pour garder la communication ouverte et ne pas laisser les opposants occuper les plages. Il fallait dans l’urgence, pour accompagner les grands discours du Président, prendre quelques mesures pour respecter la promesse d’un déficit 2017 à 3% du PIB. Mais la loi de finances 2018 était tout autre chose, on entrait dans le vif du sujet, on allait redresser la France au pas de course : ses finances, son industrie, son enseignement, ses comptes sociaux, … Après cela, l’Europe n’aurait plus qu’à reconnaître la supériorité française, surtout que nous venons d’obtenir les JO 2024, et que la France était encore candidate pour accueillir les championnats du monde de rugby en 2023 et l’exposition universelle de 2025.

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Une loi de finances ni-ni pour 2018 ?


L’épisode des Ordonnances se tourne. A entendre les routiers justifier leur mouvement de blocage, on mesure le degré d’’impéritie auquel ont accédé les représentants syndicaux et ceux qui leur font confiance. Aucune revendication n’est véritablement exprimée « on est là parce qu’on nous a dit d’y être », et « si nous ne faisons rien, nos droits seront revenus au niveau de ceux des ouvriers en 1789 ».  C’est à peine caricaturé. Sans parti pris, on peut comprendre que le gouvernement ne cherche pas à négocier, toute tentative de blocage sera vite prise en charge par les forces de l’ordre. Il faut donc passer au projet de budget 2018.

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Actualité

Non

Préoccupé par une autre obligation, j'ai, un instant, envisagé d'ouvrir mon site à qui voudrait s'exprimer dans le format qui est le mien et dans le respect  des thèmes : économie, société et politique. Cela aurait permis d'ajouter des pages et de rompre avec une habitude qui peut être jugée comme une redondance.

J'y ai renoncé et j'espère, selon un rituel de 17 ans d'âge, continuer à publier quelques billets chaque mois. Donc pas de changement dans www.septiemejour.com

Merci pour votre fidélité.

On est fort

 

Après avoir augmenté les taxes sur les carburants, le gouvernement mettra en oeuvre des moyens de réduire la dépense pour certains automobilistes. Je ne veux pas savoir ce qu'il va inventer. Qu'ils sont bons ces énarques !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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