« Demain, il fera nuit »


Un billet très court.
Il y a deux jours, dans mon dernier texte mis en ligne, j’écrivais « Demain n’aura pas lieu », copiant un tag en justification d’un avenir impossible à envisager, en tout cas très peu motivant au regard de ce qu’étaient les espoirs et les rêves des Français il y a deux générations. J’allais jusqu’à anticiper un avenir sans avenir.


Une lectrice fidèle n’a pas manqué de souligner un pessimisme qui ne me lâchait pas. Ses arguments ne manquaient pas de sens : « des situations comme celle que nous connaissons dans un monde qui semble bouleversé et conduit à sa perte, ont été nombreuses dans notre histoire, même en ne considérant que le dernier siècle avec des guerres aux millions de morts. Est-ce plus préoccupant aujourd’hui ? Non évidemment. Les choses s’arrangeront. L’homme, dans son histoire, a su surmonter des épreuves de toute sorte. Celles qu’il traverse ne sont rien au regard de celles qu’il a connues et surmontées ».

 


C’est vrai, alors louons le modernisme sous toutes ses formes. Si on n’est pas progressiste, on est populiste, la pire des tares (la lèpre dirait le Président Macron) et laissons-nous portés.


« Demain, il fera nuit » est emprunté à Frédéric Beigbeder dont le dernier édito (ce WE) porte ce titre. Il dénonce avec d’autres éléments que les miens, cette course technologique, sociétale, qui ne conduit à rien. Sinon, à l’obscurité sans doute. Lui, il dit « à la nuit ».


Tu m’avais dit, Marie, que j’avais du talent, mais de là à inspirer Beigbeder !
Je ne sais plus où me mettre !
Le 28 octobre 2018