Le Populisme et ce que l’on en sait


Premièrement, l’expression est péjorative. Nous savons ce qu’est un bal populaire, ouvert à tout le monde. Dans Populiste, il y a l’idée de peuple, mais pas tout le peuple, celui des gens modestes à qui on ne porte pas attention. Cette seule définition simpliste a toujours fait que sous ce vocable on ne rassemble pas des millions de personnes, sauf en certaines circonstances, notamment de ras le bol généralisé. Il faut un meneur, une personnalité, ce fut le cas de Poujade, aujourd’hui de Mélenchon ou de Le Pen.


Deuxièmement, il arrive que les élites : politiques, intellectuelles et médiatiques, deviennent insupportables aux yeux des gens modestes et parfois même dans la pauvreté, confrontés à des difficultés économiques qui semblent s’amplifier et ne jamais finir. Ces élites sont alors considérées comme la cause de toutes ces difficultés, parfois à tort.


Troisièmement, cette grogne populaire n’a plus besoin de meneurs car n’importe quel anonyme peut signifier son mécontentement en empruntant le canal des réseaux sociaux. Plus besoin d’un élu, d’un journaliste, … pour médiatiser un appel au rassemblement. Une raison bien exprimée touche en une journée des millions de récepteurs et c’est une vague allant en s’amplifiant qui dévale sur le pays.


Quatrièmement, il faut évidemment que le contexte général s’y prête, c’est-à-dire que le pouvoir crée au fil des mois les conditions d’une révolte populaire.


C’est quoi ce contexte ?
1 - C’est la mondialisation apparemment incontrôlable par le Pouvoir et dont les effets sont jugés néfastes pour les petites gens. Les mesures par la régulation ont été insuffisantes ou non respectées. C’est ainsi que Chine et Etats-Unis trouvent en Europe un champ de prospection économique relativement poreux. Mais l’Union européenne elle-même laisse des trous béants dans l’utilisation de règles bafouées ouvertement par certains membres. Sans pouvoir le définir précisément et en formuler les causes, une économie complètement mondialisée est accusée de tous les maux liés au travail. Autour de cette idée, vraie ou pas, s’accumulent des citoyens appartenant à une nouvelle classe.


2 - C’est l’insécurité au quotidien dans tous les aspects de la vie en collectivité : à l’école, dans la rue, sur les lieux de travail, sans parler des attentats terroristes, rares mais traumatisants. L’insécurité est également dans l’emploi qui, dans le privé, n’est pas protégé. Situation inquiétante en temps de crise.


3 - C’est l’immigration qui, aux yeux de beaucoup, vient troubler des traditions ancestrales, l’identité nationale, voire régionale, et perturbe les manières de vivre par la cohabitation qu’elle impose. Elle est accusée de prendre les emplois, de pratiquer de plus en plus des rites civilisationnels qui révèlent une présence étrangère, de ne pas se plier aux règles républicaines et, parfois, les combattre. Ce qui était une minorité soumise, reste une minorité, mais devient très active dans des mouvements de contestation que les lois de la démocratie autorisent ou tolèrent.


Alors, au lieu de vilipender l’effet « populisme » qui se développe aussi en France, en l’attribuant à des instincts malfaisants, l’Exécutif ferait bien de traiter des causes de cette situation. Sur ces trois points : mondialisation, insécurité et immigration, il dispose de tous les pouvoirs pour les aborder avec des solutions. Mais ils sont assez éloignés du « cap » dont parle à tout instant le Président, alors le populisme ne cessera de progresser.
Le 20 novembre 2018

« Demain, il fera nuit »


Un billet très court.
Il y a deux jours, dans mon dernier texte mis en ligne, j’écrivais « Demain n’aura pas lieu », copiant un tag en justification d’un avenir impossible à envisager, en tout cas très peu motivant au regard de ce qu’étaient les espoirs et les rêves des Français il y a deux générations. J’allais jusqu’à anticiper un avenir sans avenir.


Une lectrice fidèle n’a pas manqué de souligner un pessimisme qui ne me lâchait pas. Ses arguments ne manquaient pas de sens : « des situations comme celle que nous connaissons dans un monde qui semble bouleversé et conduit à sa perte, ont été nombreuses dans notre histoire, même en ne considérant que le dernier siècle avec des guerres aux millions de morts. Est-ce plus préoccupant aujourd’hui ? Non évidemment. Les choses s’arrangeront. L’homme, dans son histoire, a su surmonter des épreuves de toute sorte. Celles qu’il traverse ne sont rien au regard de celles qu’il a connues et surmontées ».

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Et demain ?


Il y a deux semaines, le journal économique « Les Echos » publiait un supplément pour fêter ses 110 ans d’existence. Certes, il fallait bien que ses journalistes d’aujourd’hui parlent de l’histoire et du parcours de ce grand quotidien et les anciens comme moi se souviennent du temps où il était dirigé par Jacqueline Beytout, une grande patronne dont j’avais apprécié le livre qu’elle avait publié peu de temps après avoir vendu le titre en 1988. Je voudrais en parler mais il faudrait que je retrouve le livre en question. Pour la fête, Nicolas Barré a fait appel à des spécialistes de toute discipline pour imaginer ce que serait le monde, et en particulier la France dans 20 ans.

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Une époque formidable


« Nous vivons une époque formidable » : j’entends d’ici les récriminations et les commentaires du style « et bé ? ». Pourtant, quelle est la situation du monde aujourd’hui ? Inutile de séparer la France de l’Europe, de l’Occident, du monde, … car toute la planète ne constitue plus qu’un seul champ, qu’une seule terre accessible à tous, partageant aujourd’hui encore davantage ses misères que ses richesses. Pour les personnes qui, par leurs parents, ont un siècle de recul sur l’histoire, la transformation des existences de par le monde est à peine descriptible.


Mais quelle est la situation ? La France s’enterre dans les difficultés de tous ordres, sans doute faute à un laxisme général de la gouvernance sur deux décennies. Ces difficultés sont essentiellement économiques et sociologiques, mais tout est lié. Pratiquement aucun pays en Europe n’émerge globalement de cette situation, même si beaucoup ont su relever les défis essentiels. Des évolutions technologiques inimaginables bouleversent nos façons de vivre rendant nos existences incontrôlables. Le même phénomène se développe dans le monde à un rythme assez semblable dans une compétition effrénée mais des continents entiers en sont exclus et sombrent dans la misère.

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Ce n’est pas si facile

Au mois de juin, je consacrais mon billet au Vivre ensemble. Je le concluais en notant la relative facilité à le mettre en œuvre si l’on s’en donnait la peine entre gens bien éduqués et porteurs de valeurs assez semblables. Le quotidien vient de me donner une leçon car je sors d’une terrible embrouille avec deux de mes meilleurs amis et pour y mettre fin j’ai dû ranger mon égo de côté, faire amende honorable, et le premier pas.

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Actualité

Non

Préoccupé par une autre obligation, j'ai, un instant, envisagé d'ouvrir mon site à qui voudrait s'exprimer dans le format qui est le mien et dans le respect  des thèmes : économie, société et politique. Cela aurait permis d'ajouter des pages et de rompre avec une habitude qui peut être jugée comme une redondance.

J'y ai renoncé et j'espère, selon un rituel de 17 ans d'âge, continuer à publier quelques billets chaque mois. Donc pas de changement dans www.septiemejour.com

Merci pour votre fidélité.

On est fort

 

Après avoir augmenté les taxes sur les carburants, le gouvernement mettra en oeuvre des moyens de réduire la dépense pour certains automobilistes. Je ne veux pas savoir ce qu'il va inventer. Qu'ils sont bons ces énarques !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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