Conservatisme, progressisme, populisme, …


Nous nous étions habitués à parler : de la gauche, de la droite, du centre, et avec quelques nuances, les citoyens se situaient assez clairement sur cet échiquier politique. Il y avait aussi les Radicaux, de gauche ou valoisiens difficiles à distinguer les uns des autres. Plus tard sont apparus les Verts dont on ne sait pas où les situer selon les saisons. Puis le FN devenu le RN restait bien à droite à une place que personne ne lui contestait. Enfin, le PC parfaitement campé sur une théorie qui n’a pas changé depuis un siècle, se faisait oublier puisqu’il faut aller  en Corée du Nord ou à Cuba pour trouver son équivalent.

 


C’était peut-être un peu compliqué mais chaque élection se jouait à 48 – 52% et le parti gauche ou droite gagnant, dirigeait le pays sans entrave sous une Constitution protectrice. En cas d’échec, les villes, les conseils départementaux, régionaux, le Sénat, l’Assemblée, les Européennes, fournissaient autant d’occasion de se rattraper afin que la démocratie vive assez harmonieusement.


S’y retrouver aujourd’hui est bien différent. Le gouvernement de la France est constitué de membres venant du PS, des partis du centre, des LR, des Ecologistes et de la société civile. C’est un mélange sans saveur que l’on pourrait exporter dans n’importe quel pays d’Europe. Il donne l’impression de s’activer et ses actions portent le nom de réformes, sans qu’elles en soient. Il mécontente à la fois beaucoup et personne puisque tous les courants sont représentés en son sein. Il ne peut rien arrivé aux citoyens qui lui serait imputable : le budget est en déficit, la dette augmente, les impôts aussi, ni plus ni moins que sous les précédents régimes, c’est de la faute à personne si la situation générale s’aggrave sous l’effet du prix du pétrole, du réchauffement climatique, des taux d’intérêts et de la … CGT.


En réalité, dans le nouveau monde, on est : Conservateur, Progressiste, Populiste ou encore, Nationaliste.  Chaque Français est mis au défi de dire dans quelle catégorie il se classe. Pour être bien considérés de l’élite intellectuelle, politique et médiatique, il leur est conseillé, s’ils sont interrogés, de répondre qu’ils sont Progressistes. En effet, c’est moderne, c’est la volonté d’imposer ou d’instaurer le progrès social, y compris par la violence si nécessaire puisque c’est pour le bien de tous. Ce n’est pas seulement l’examen de la mondialisation, de la technologie ou de l’évolution des mœurs qui le justifie, non, c’est la supériorité morale d’une élite qui l’exige car elle est aux commandes.


Le conservatisme est une philosophie en faveur des valeurs traditionnelles qui s’oppose au progressisme. Les Conservateurs promeuvent la défense ou le retour des valeurs établies. Ils croient  seulement en un changement limité de ce qui est naturel ou organique. L’ordre est important mais le progrès social est considéré et conduit avec pertinence. Le conservatisme est défini en partie par l’accent mis sur la tradition, source de sagesse, ordre préétabli, chacun à sa place.


Les Populistes se réfèrent au peuple et Jean-Luc Mélenchon en est le plus bel exemple. Il faut rassembler la rue et convaincre de monter par millions à Paris, ou Versailles, pour instituer une autre république. Pour séduire il faut promettre la fin de la pauvreté, l’abolissement de la Bourgeoisie et de la classe des riches. Le populisme oppose le peuple aux élites politiques, économiques et médiatiques : ça marche dans tous les pays européens et au-delà. Evidemment, pour les élites citées, le populisme représente la « lèpre » et ses propos sont « nauséabonds » !


Pourtant quand un Président progressiste supprime la taxe d’habitation, mesure aberrante dans un contexte de déficit national et de dette galopante, il fait du populisme puisqu’elle ne vise que les voix du peuple. Il est incompétent pour ne pas avoir prévu que le pétrole augmenterait un jour et que les taxes qu’il imposait deviendraient alors insupportables. C’est drôle, ces hommes si intelligents, si imbus d’eux-mêmes et si incompétents à la foi.
Le 2 novembre 2018

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Préoccupé par une autre obligation, j'ai, un instant, envisagé d'ouvrir mon site à qui voudrait s'exprimer dans le format qui est le mien et dans le respect  des thèmes : économie, société et politique. Cela aurait permis d'ajouter des pages et de rompre avec une habitude qui peut être jugée comme une redondance.

J'y ai renoncé et j'espère, selon un rituel de 17 ans d'âge, continuer à publier quelques billets chaque mois. Donc pas de changement dans www.septiemejour.com

Merci pour votre fidélité.

On est fort

 

Après avoir augmenté les taxes sur les carburants, le gouvernement mettra en oeuvre des moyens de réduire la dépense pour certains automobilistes. Je ne veux pas savoir ce qu'il va inventer. Qu'ils sont bons ces énarques !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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